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Les chiffres 2019 du digital learning
28 JANVIER 2019 / publi-reportage
Mathilde Istin
directrice déléguée
istf
L’ISTF, 1er organisme de formation 100% dédié au digital learning pour les équipes formation, organise chaque année une grande enquête auprès de 400 professionnels de la formation. Celle-ci nous révèle une cartographie pertinente du marché et de l’évolution des usages du digital learning.

Pour la 5ème année consécutive nous profitons de ce début d’année pour publier cette étude (au sein d’un livre blanc disponible ici). En voici les 3 principaux enseignements.

La poussée de la formation mixte

64% des entreprises du panel ISTF ont mis en place des formations mixtes en 2018, c’est-à-dire composées de phases présentielles et à distance. Cette progression de 5 points par rapport à 2017 est acquise au détriment de la modalité « 100% présentiel » qui ne représente plus que 29% des dispositifs de formation.

Ces écarts sont fortement corrélés aux effectifs : 92% des entreprises de plus 1 000 salariés ont adopté la formation mixte, alors que les ETI sont tout juste dans la moyenne (64%) et que 52% seulement des entreprises de moins de 150 collaborateurs ont recours à la formation mixte. Quant au secteur public, il fait office d’exception : le “100% présentiel” représente encore 45% des parcours mis en place en 2018.

Des dispositifs de formation toujours plus multimodaux

Le digital learning est définitivement considéré comme une solution d’accompagnement et de soutien au développement économique des entreprises. C’est ce qui ressort de leurs motivations à basculer vers le digital learning : comme en 2017, la réactivité de la réponse aux enjeux business arrive en effet au deuxième rang. L’amélioration de l’efficacité pédagogique des formations demeure toujours au premier rang avec 31% des répondants, elle se renforce année après année en gagnant 2 points en 2018. La réduction des coûts (19% des réponses) complète le podium. Au-delà des simples coupes budgétaires, le digital permet de proposer des formations qu’il ne serait pas possible de déployer en présentiel (délai, budget).

Autre constat : les responsables formation utilisent diverses modalités de formation qu’ils mixent entre elles, en fonction du contexte et du besoin de l’apprenant, pour offrir la meilleure réponse pédagogique possible. En matière d’ingénierie blended, la maturité a fortement progressé. Si 22% des répondants continuent de juger en 2018 que le présentiel reste la modalité la plus efficace, la classe virtuelle totalise dorénavant 16% des suffrages. Le e-learning scénarisé continue de chuter (-3 points en 1 an) au profit notamment du micro-learning qui passe de 2% à 14% en 2 ans. Notons également que les dernières innovations pédagogiques (réalité virtuelle, video learning, mobile learning) se sont rapidement placées à des niveaux équivalents d’efficacité par rapport aux modalités dites « classiques ».

Contenu de formation et tutorat : les clés du succès

Pour 27% des répondants, le lien entre la formation et les problématiques métier est le 1er critère d’engagement d’un apprenant à commencer une formation digitale. Quant au tuteur, s'il n’arrive qu’en 5ème position pour « débuter », il devient le 1er facteur de motivation pour « terminer » une formation en ligne.

Sur la 3ème place du podium, en augmentation de 3 points sur 2017 : l’obtention d’un badge ou d’une certification.

En bas du classement, l’expérience sociale de la formation n’est un facteur de motivation ni pour commencer une formation, ni pour la terminer, à contre courant de l’usage massif des réseaux sociaux (Facebook, Twitter, etc.) qui n’ont pas encore réussi à exporter nos addictions dans le domaine de la formation ! Pas sûr donc que les règles du B2C puissent s’appliquer aussi systématiquement qu’on peut l’imaginer dans le monde du travail ; à moins qu’il ne s’agisse que d’une question de temps et d’acculturation. À prendre en compte en tous les cas, quand on envisage d’utiliser le “social learning” dans un projet de digital learning.

Le tutorat (suivi de l’apprenant par le formateur) joue un rôle essentiel dans l’efficacité d’un dispositif de formation digitale. Il permet en effet d’augmenter considérablement le taux de participation des apprenants et ainsi doubler les chances d’avoir un taux de participation supérieur à 60%.

Le rôle du tuteur est donc devenu primordial dans la réussite d’un dispositif de formation, ce qui se traduit par une tendance forte : la création du poste de « learning success manager » au sein des services formation. Investir dans des tuteurs ou des Learning Success Manager pour développer l’usage du portail de formation est une bonne chose : le ROI de la formation ne peut qu’y gagner. C’est une conviction profonde de l’ISTF qui vient d’inaugurer son cursus qualifiant de « Learning Sucess Manager ».

Pour télécharger l’intégralité des chiffres 2019 du digital learning au sein de notre livre blanc, rendez-vous sur notre site : www.istf-formation.fr

Avec cette tribune, e-learning Letter inaugure une collaboration avec l’ISTF, 1er organisme de formation 100% dédié au digital learning pour les équipe formation. La qualité des contenus et des points de vue développés par l’ISTF nous semble de nature à intéresser les directions formation au moment où leur activité de veille n’a jamais été aussi intense.

 

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